Ce mercredi 14 avril ont eu lieu les épreuves écrites du Concours Passerelle. Il était ainsi possible de voir, dans différents endroits de la France, une foule d’individus concentrés, stressés et déterminés. Toute une population d’individus qui a l’impression de jouer sa vie en une journée… Or les épreuves écrites ne sont peut-être pas le moment le plus déterminant du concours et certainement moins le plus déterminant d’une carrière.
Certains sont peut-être d’accord avec cette affirmation et pensent que tout se jouera lors des entretiens de motivation. Certes, cette étape du concours est importante. Cependant, il ne s’agit pas d’atteindre une performance. Il s’agit simplement d’être soi-même. La phase la plus importante du concours, une fois que l’on est déclaré admissible dans plusieurs écoles, c’est de trouver l’école dans laquelle on sent que l’on s’épanouira. Autrement dit, il ne faut pas venir dans chacune des écoles pour simplement passer un entretien. Il faut venir pour échanger avec les étudiants de ces écoles, avec leurs professeurs, avec leurs directeurs et déterminer si c’est avec ces personnes que l’on aura du plaisir à travailler.
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Une nouvelle année commence et c’est donc le moment, d’une part, de prendre de bonnes résolutions, d’autre part, de présenter ses vœux. Concernant les bonnes résolutions, je laisse chacun faire son choix mais je recommande de prendre des résolutions réalistes et utiles aussi bien pour vous-mêmes que pour votre communauté proche et plus globalement pour la société dans laquelle nous vivons (Copenhague m’aurait-il influencé ? Mystère !).
Concernant les vœux, je souhaite à chacun, bien évidemment, de réussir l’année académique sur laquelle il est actuellement engagé, avec des stages et des missions passionnantes, des CUE riches en découvertes et des projets associatifs d’envergure. Dans tous les cas, quelle que soit l’année que vous effectuez, vous ferez de nouvelles expériences : certains découvriront le monde de l’entreprise, d’autres, qui connaissent déjà cet univers, se verront confiés leurs premières missions de cadres. D’autres encore vont partir à l’étranger et vivre des chocs culturels – voire climatiques – intenses, mais qu’ils se rassurent, nombre d’étudiants partis à l’étranger au 1er semestre souhaitent continuer l’aventure et vont finalement effectuer une année entière hors du territoire français. Je n’oublie pas non plus nos nombreux étudiants qui enrichissent leur curriculum vitae d’une année de césure en entreprise ou en université étrangère.
Dans tous les cas, cette année 2010 peut être une année riche en expériences de toutes sortes. Il ne tient qu’à vous de rester ouverts et prêts à saisir toutes les opportunités qui se présenteront à vous.
Si j’ai une seule chose à vous souhaiter pour cette nouvelle année, c’est de garder et de développer les qualités que doit posséder tout cadre et par conséquent tout étudiant d’école de management, à savoir, l’ouverture d’esprit, la curiosité intellectuelle, la tolérance, l’esprit d’innovation et le goût du risque. Meilleurs vœux à tous.

De récents déplacements m’ont pris énormément de temps et m’ont empêché de rédiger quelques notes sur mon blog. J’ai effectivement la chance et le plaisir d’aller rencontrer des universités et des écoles partenaires en Scandinavie et j’avoue être revenu enchanté de l’approche pédagogique qu’elles emploient pour former les étudiants.
Le maître-mot de la formation des étudiants scandinaves est l’autonomie. Autrement dit, ces étudiants ont relativement peu d’heures de cours à suivre, mais une quantité de travail personnel à fournir en dehors de ces heures qui est sans commune mesure avec ce qui est généralement appliqué dans l’enseignement supérieur français.
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A l’époque où les premiers classements vont rendre leur verdict, il est de bon ton de s’interroger sur un sujet qui intéresse, ou qui est censé intéresser, tous les candidats et tous les étudiants : la valeur des écoles. J’ajoute « censé intéresser » car candidats et étudiants se concentrent peut-être davantage sur les classements que véritablement sur la valeur des écoles. Et cette valeur, de quoi dépend-elle ? Je pourrais ici m’en sortir par une réponse que tout économiste connaît, en expliquant que la valeur est subjective. Je ne me contenterai cependant pas d’expédier le sujet aussi rapidement même si, finalement, cette proposition semble corroborée par les faits.
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AACSB, CGE, EQUIS, etc. Tout un ensemble de labels de qualité que chaque école de management vise au fur et à mesure de son développement et qui peut parfois perdre nombre de candidats et d’étudiants. Parmi cette pléthore de labels existe l’appartenance à la Conférence des Grandes Ecoles (CGE), au sein de laquelle se trouve le Chapitre des Ecoles de Management dont l’ESC Troyes fait partie. Doit-on y voir une simple médaille à afficher sur les plaquettes de l’école en vue d’attirer les candidats ? Non, même si l’appartenance à la CGE nécessite le respect d’un ensemble de critères d’excellence.
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Il est possible que les écoles de management que nous dirigeons aient formé certains de ces individus cupides et sans âme que journalistes et politiciens accusent, à tort ou à raison, comme uniques responsables de la crise économique actuelle. Si tel est le cas, nous regrettons bien évidemment d’avoir attribué nos diplômes à de tels individus, car si un diplôme atteste d’un ensemble de compétences, il atteste aussi de l’adhésion à un ensemble de valeurs.
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Pour cette rentrée, nous avions ouvert 50 places pour les candidats de classes préparatoires. Et seulement 49 ont intégré le Programme ESC Grande Ecole. Autrement dit, dans le jargon technique du milieu des écoles de management, nous ne « remplissons » pas. Un peu comme s’il s’agissait de parquer du bétail…
Comment interpréter cette information ? La plus simple, celle à laquelle tout le monde pense instantanément : l’ESC Troyes est tellement peu séduisante qu’elle ne parvient même pas à attirer 50 prépas. Que nous ne plaisions pas à tous les candidats se présentant, j’en conviens et je l’assume : chaque école de management adopte un modèle pédagogique sur lequel elle défend sa vision du management et de l’éthique des affaires. Nous avons des convictions qui nous sont propres sur ces sujets et il hors de question que nous fassions une soupe insipide afin de plaire au plus grand nombre.
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Je m’appelle David Moroz, je dirige le Programme ESC Grande Ecole du Groupe ESC Troyes. Il s’agit de la cadette des écoles de management, qui possède donc le plus petit réseau d’anciens, se situe loin de la mer et de la montagne et où le club de foot local n’a pas encore brillé en Ligue des Champions. Si je demande à mes collègues de la communication de mettre cela sur la plaquette de notre école, je pense qu’ils me demandent de prendre quelques semaines (mois ? années ?) de congés forcés. En revanche, je suis certain de ne courir aucun danger si je leur demande de mettre en avant le nombre de nos universités partenaires, le charme et la convivialité du centre-ville troyen avec quelques photos de courses de jet-ski sur les lacs de la Forêt d’Orient.
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